Appuie sur le champignon

CRAVINGS.

Comme disent les anglais.

J’ai, depuis quelques années, cette foutue tendance à l’hyperphagie. Ce qui veut dire que parfois, je me rue sur la nourriture, et principalement des choses sucrées.

Même si, maintenant qu’on a plus rien de sucré (= alimentation transformée qui contient du glucose) dans les placards, quand ça m’arrive je m’oriente vers les dates, les galettes de sarrasin couverte de beurres de noix, ou encore, les oléagineux.

Les oléagineux. Je peux en manger par poignées.

Alors que je sais que j’en mange trop. Je le sais grâce à Cron-o-meter. Mais je me disais « si mon corps en demande, c’est que j’en ai besoin ».

Tu parles.

Les kilos en trop, la graisse logée sur le ventre qui stocke mes toxines, NAN pas besoin.

Ça, c’était avant de retomber sur des écrits sur le régime 80-10-10. Je connaissais ce principe depuis le début de mon intérêt pour l’alimentation vivante, mais là, j’ai récemment découvert quelque chose.

Des témoignages de nombreuses personnes qui se disent soignées de la candidose parce qu’elles ont appliqué ce régime.

OUH LA LA ! C’est quoi ces raccourcis-là, pourquoi on nous parle de candidose d’un seul coup ?

J’y arrive les gars.

J’ai la candidose, voilà tout, mais comme beaucoup de monde (sauf que j’ai le mérite de le savoir).

Comment je le sais ?

*Symptômes que j’ai depuis des années : hyperphagie, constipation forte, parfois selles très molles, reflux acides, fatigue chronique, difficulté de concentration, troubles de la mémoire, irritable, changement d’humeur, anxiété XXL, sommeil troublé, insomnies matinales, sensibilités alimentaires (gluten, caséine, patate douce), sensibilité aux odeurs, à la lumière, peau hyper sensible au soleil, prise de poids non expliquée et impossible d’en perdre, migraines, acné légère, règles ultra douloureuses, infections urinaires, leucorrhées, mauvaise haleine, eczéma léger, tendances dépressives, bon on s’arrête là ou on continue ?

Ça c’est déjà parti depuis que j’ai commencé ma transition alimentaire (qui a vraiment commencé quand j’ai arrêté le gluten).

Ça s’est en train de s’améliorer.

(Pour savoir si on a bien la candidose, il y a deux « trucs » : l’iridologie (la collerette orange autour de la pupille sur des yeux souvent verts qui montre qu’il y a du soufre dans les intestins), et le test de la salive (= Gogole).)

Mais il y a le reste !

Et surtout cette foutue hyperphagie. Celle qui me remplit quand je me sens vide. Il faut que je travaille sur cette sensation de vide…

La candidose se nourrit de sucre. Je me pensais donc libérée en arrêtant le sucre. Mais c’était pas gagné.

Ce que j’ai compris, mais ce n’est que de la grande vulgarisation et je vous prie d’aller vous renseigner ailleurs (Gogole = « 80 10 10 candidose »), c’est que le candida participe à réguler le sucre, et que si on lui donne trop de gras (voué à être transformé en sucre) alors il sature. D’autant que nous n’avons pas les capacités hépatiques pour transformer une telle quantité de gras en sucre. Ce que j’ai aussi compris en sous-jacent, c’est que c’est lui qui me faisait boulotter quantité d’oléagineux. Hum le pot de noisettes…

MAIS C’EST BIEN SÛR !

Pourquoi après chaque miam-o-fruit (que je faisais déjà sans huile et souvent avec graines activées) j’avais envie, après l’avoir ingurgité, de me reprendre une sacrée poignée de cajous ?

Pourquoi après chaque repas je me ruais sur les dates ?

Pourquoi je finissais cette tablette de chocolat cru qui m’avait coûté la peau des fesses en une journée ?

Je ne sais pas si ça pourra me soigner la candidose, mais ça ne me coûte rien d’essayer, et là où j’en suis, je sais que j’ai les capacités physique pour essayer.

Alors essayons.

Cette semaine je ne mangerai que très peu de gras. Pas de sauce salade à l’huile. Pas de miam-o-fruit avec ses graines.

Et on va essayer, déjà, si ça peut me permettre de résoudre ces fameux « cravings », ça sera énorme.

Bilan de la semaine 1 à la fin de cette semaine, menus et relevés de symptômes quotidiens à l’appui.

Et voilà comment j’ai appuyé sur le champignon d’accélération de ma régénération.

J’ai jeté de l’huile sur le feu

Le ricin, cette huile visqueuse que j’ai appris à utiliser lorsque je suis sortie de chez le coiffeur horrifiée. Je voulais que ça repousse.

Je me faisais des masques. Je perdais aussi beaucoup mes cheveux.

Et puis, j’ai eu entendu parler de ses fonctions détoxifiantes, anti-inflammatoires, d’élimination. Il suffirait d’en appliquer en cataplasme ou en massage.

Facile, non ?

Il m’en restait de mes expériences capillaires, la chanceuse.

À quelle occasion je l’ai testé :

(Chères âmes sensibles…) J’ai une fâcheuse tendance à éliminer par les voies vaginales lorsque mes intestins sont pris. Voici les symptômes, classés par gravité (selon mes propres sensations) :

*pertes blanches

*pertes colorées

*douleurs menstruelles

*vaginose bactérienne (≠ vaginite)

*spasmes

Me voilà après un week-end où j’avais encore autorisé quelques « à côté ». Et bim ! De retour à la maison, je bosse tranquillement, je m’en vais aux toilettes, me rendre compte de ces fichus symptômes de la vaginose. Je vous laisse aller voir sur Gogole. Ça peut rester une semaine si je ne fais rien de spécial.

Comment je l’ai testé ?

J’ai attrapée mon huile, je me suis tartinée le bas ventre. J’ai appliqué une serviette dans laquelle était cachée une bouillotte bien bouillante. Le tout saucissonné avec une écharpe pour que tout ça reste bien en place.

Résultats ?

Et bam. Quelques heures plus tard, la vaginose s’était fait la malle.

Incroyable, j’en revenais pas. Partie.

Je l’ai refait plusieurs fois, sur les intestins aussi, toujours aussi puissant. Limite magique le truc.

Bon, bah y’a plus qu’à se remettre au boulot.

Et l’huile jetée a arrêté le feu.

Je suis tombée dans les pommes

Et la monodiète fût.

Tendance à l’hyperphagie en cas de stress : dur-dur de jeûner dans mon environnement normal (chez moi quoi). Donc comme j’arrive pas à jeûner longtemps (je saute souvent le petit-déjeuner, parfois jusqu’à repousser le déjeuner vers 14-15h, mais pas de jeûne d’au moins 24h depuis le mois d’octobre dernier), je me suis dit que ça pourrait être cool de tenter des monodiètes.

Du coup, pendant un mois, tous les lundis d’avril, c’était journée POMMES.

Mangez des pommes !

Compotes, crues ou cuites, quartiers de pommes crues enrobées de cannelle, pommes croquées. Environ 2kg sur une journée.

Alooooooors ?

*Ça fait du bien :

  • la compote de pomme crues c’est trop bon et plus « avalable » (la compote cuite me donne l’impression qu’elle me coince la gorge)
  • je mange des kilos de cannelle et c’est trop bon (candidose tiens-toi bien, j’arrive)
  • j’ai une énergie de malade quand je vais à la session de sport le soir
  • je me sens légère du bidou
  • je me sens hyper positive, une vraie rage de vivre
  • ça aide à vider les intestins en douceur

*Ça fait du mal :

  • bon, c’est ennuyeux. Au bout d’une journée, j’en ai déjà ras le bol. Une journée par-ci, ça va, une semaine… ahem.
  • les pommes ne me coupent pas l’appétit, mais l’ouvrent. Pas mal faim.

Penser à essayer avec d’autres fruits : bananes, ou cet été, pastèques, pêches, abricot, très envie de tester les figues ou le raisin à la rentrée…

*À refaire ?

Oui, sans forcément planifier, si l’occasion se présente d’une quantité de beaux fruits, mûrs et généreux. En attendant, restons sur la simplification alimentaire (max de 3-4 variétés différentes / repas) ou même parfois des monorepas.

Sauf si j’en ai envie.

Ce midi, je tomberai dans les poires. Belles tardives bien mûres et juteuses, miam…

J’ai mis de l’eau dans mon vin

Et c’est pas très bon.

À chaque fois que je bois de l’alcool, je me retrouve le bide (et la tête) en vrac.

Pas au rayon vrac. Bref.

Bidou douloureux, tête vaseuse, corps « gonflé », et toujours dans les deux jours, une crise de vaginite.

Le pire, c’est le vin blanc et les mousseux, ça a tendance a rendre les selles plus molles. Awesome.

Je me disais que c’était rare. Que je choisissais toujours du vin rouge bio ou mieux, naturel.

Et puis un jour, comme ça, j’ai réalisé qu’en fait, on sortait 3 fois par semaine, et qu’à chaque fois c’était un occasion pour boire.

Et puis un autre jour comme ça, j’ai décidé du jour au lendemain, la carte des boissons sous le nez, de ne pas demander d’alcool.

Je suis à peu près certaine que 70 à 90% de mes proches doivent se dire que je suis enceinte et que je veux pas le dire. Mais ça me fait trop rire pour démentir. Bref.

Le fait est que c’était très facile. Jamais été dépendante, mais en ayant arrêté :

  • je trouve que je m’en passe très bien, même si socialement les autres sont parfois relous
  • je trouve du coup que mes proches boivent d’autant plus que je suis à zéro, et ça me brise le cœur le verre à pied

C’est fou, dès qu’on se retrouve, il faut que tout soit centré sur la bouffe ou l’alcool. On ne sait plus sociabiliser sans tout centrer sur ce que l’on met dans notre corps.

Moi je dis, partageons autre chose ! Du sport, de la lecture, des arts, du jeûne (!).

Et puis les gens, les autres là, ne comprennent pas pourquoi on peut se retrouver dans un bar et ne rien commander. Comme si ça n’était pas possible de refuser de boire quelque chose.

Faut s’hydrater !

Je te remercie, je connais mieux mes besoins que toi. Je mange tellement de fruits et de légumes crus que je le suis, hydratée, et boire à nouveau ne ferait que me déminéraliser.

Mais bon, c’est un peu trop punchline et disturbant pour la plupart des oreilles alentours.

Quoique, faut oser, merde !

En tout cas, je suis sans alcool depuis 6 semaines. Et ça fait du bien.

Et voilà comment j’ai mis de l’eau dans… mon eau.

Je suis crue met les pieds dans le plat, les petits plats dans les grands, et débarque sur INSTAGRAM.

On se retrouve sur jesuiscrue.gram pour le journal imagé d’une transition alimentaire.

Pic et pic et colegram…

No-riz ? *raw-cipes* Une de mes découvertes favorites, les makis SANS riz. Sérieux, le riz n’a aucun intérêt là-dedans. Tu sais ce riz, qui met 10 plombes à cuire, qui te lourde le bide, et te donne soif, et le matin, après, t’as faim et besoin de sucre. F*** le riz. J’ai testé panais et chou-fleur, ce soir c’était chou-fleur, c’est plus doux que le panais, je crois que je préfère le panais. Dedans il y a un demi-avocat, et j’ai mis quelques radis du jardin qui traînaient, bah c’est meilleur aux radis ! Avec quelques jeunes pousses, des graines germées, et quelques graines de tournesol activées. 👌🏻DA BEST. Et toi t’as déjà testé les makis no-riz ? /// One of my fav new raw dish. Seriously, why the f*** put rice in it ? Avocados, radishes, germinated lentils, rolled in cauliflower or parsnip (tastier) and you’ll never suffer from full belly or dehydration due to the rice.

Une publication partagée par Jesuiscrue (@jesuiscrue.gram) le 4 Mai 2017 à 15h42 PDT

 

Tu t’es pas mouchée du pied

MUCUS.

MUCUS.

Mucus ?

C’est quoi ça ? Ça inspire rien de bon. Ce mot à l’air crade. Juste à le prononcer on a l’impression d’avoir le nez bouché.

Justement, depuis que je suis dans ma deuxième phase de régénération, j’ai observé l’apparition d’une rhinite chronique. Je pense que c’était toujours un peu bouché là-haut, mais là, dès que je commence à manger, surtout des fruits, ça se met à couler tout seul.

Le mucus, en vrai, C’EST crade. En quantité normale, c’est juste là pour nous protéger et évacuer les toxines et bactéries indésirables. Mais en trop grande quantité, c’est tout plein de toxines que le corps accumule et qu’il essaie de rejeter, mais dès que c’est bouché (pas que le nez), dès que les émonctoires saturent et que la lymphe ne sort plus, alors le MUCUS essaie de sortir par où il peut…

Et ça donne des trucs supers. Ça commence à vouloir sortir de partout, et on se retrouve du coup pas mal bouché : nez, sphère ORL, la bouche (glaires), les yeux (caca-de-nyeux), les selles, et même le vagin (leucorrhés ou rhume du vagin ou encore pertes blanches).

En gros, tout ce qui est quasi translucide, visqueux, gluant.

Hum, miam.

Et du coup cet amas de trucs dégueu est un bon terrain pour tomber malade. Je dirais même plus, vous êtes alors chanceux de choper un vrai rhume parce que c’est une vraie crise détox qui permet d’en évacuer un bon paquet.

(La fille qui aimerai choper un rhume mais qui n’y arrive pas depuis 7 mois. Dis le rhume, t’as pas un 06 ?)

N’empêche que si quelqu’un a des réponses à m’apporter sur pourquoi ça coule du nez surtout quand je mange des fruits (bon signe ? mauvais signe ?) je suis preneuse.

Je vous dit pas comment j’ai hâte d’en venir à bout.

Peut-être que mes exercices de souplesse me permettront bientôt de pouvoir taper à l’ordi et me moucher du pied en même temps.